Depuis le milieu des années 2000, la communauté scientifique a montré un engouement sans précédent pour le cannabidiol (CBD). Il faut dire que cette molécule non psychotrope et non addictive brille par ses propriétés antalgiques, son effet apaisant et ses vertus anti-inflammatoires, avec un profil de risque très intéressant. Dans cette petite revue de littérature, CBD Vie vous propose le top 3 des études les plus prometteuses sur le potentiel thérapeutique du CBD.

#1 Les travaux du professeur Orrin Devinsky

Selon l’OMS, plus de 70 % des patients souffrant d’épilepsie n’ont pas accès à un traitement approprié, soit environ 35 millions de personnes dans le monde. C’est pourquoi la communauté scientifique recherche activement de nouveaux traitements moins onéreux pour aider les patients épileptiques à améliorer leur qualité de vie et venir à bout de cette pathologie chronique, notamment dans ses formes dites « réfractaires » ou « pharmaco-résistantes ». 

Figure de proue de la recherche scientifique sur l’épilepsie, le professeur Orrin Devinsky a publié une série de travaux en 2017 et 2018 qui démontrent clairement le potentiel thérapeutique du CBD : 

  • Une étude randomisée, contrôlée et en double aveugle a démontré la capacité de l’huile de CBD à 10 % de fabrication contrôlée à réduire la fréquence des crises atoniques de 42 % chez les enfants atteints du syndrome épileptique de Lennox – Gastaut (contre 17 % pour le placebo).
  • Une étude randomisée, contrôlée et en double aveugle a démontré la capacité de l’huile de CBD à 10 % de fabrication contrôlée à réduire de moitié le nombre de crises d’épilepsie chez 43 % des enfants atteints du syndrome épileptique de Dravet ;
  • Une étude (non randomisée) a mis en évidence la capacité de l’huile de CBD à réduire les crises convulsives mensuelles de moitié chez 52 % des patients atteints d’épilepsie réfractaire.

#2 Le CBD et le sommeil : l’intérêt se précise

Comme le démontre clairement le Baromètre du Sommeil de Santé Publique France, les Français ont de plus en plus de mal à trouver le sommeil. Nous aurions ainsi perdu une heure et demie de sommeil par nuit dans les 50 dernières années. Fort de ses effets relaxants et apaisants, le CBD a démontré sa capacité à améliorer la qualité du sommeil chez les patients en proie à des insomnies fréquentes. Deux études sortent du lot : 

  • Dans cet essai clinique, le CBD a permis de réduire les scores d’anxiété chez 79,2 % des patients et d’améliorer ainsi la qualité du sommeil chez deux tiers des participants.
  • Dans cette autre étude, le CBD a permis de soulager les troubles du comportement en sommeil paradoxal, notamment la fréquence et l’intensité des verbalisations, les spasmes et les mouvements brusques qui nuisent à la qualité du sommeil.

Les doses utilisées sont plusieurs fois supérieures aux doses du commerce. Toutefois, l’expérience montre que les produits de CBD proposés par des boutiques comme Pro 4 You CBD peuvent contribuer à l’amélioration du sommeil en soulageant le stress et l’anxiété pour favoriser le lâcher-prise. 

#3 La grande expérimentation du ministère de la Santé

En mars 2021, le ministère de la Santé et des Solidarités a lancé une grande expérimentation pour évaluer le potentiel thérapeutique du cannabidiol et du THC dans le cadre des cinq indications formulées par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) : 

  • Les formes d’épilepsie résistantes aux traitements disponibles ;
  • Les douleurs associées à certaines formes de cancer et les symptômes oncologiques récalcitrants ou rebelles ;
  • Les douleurs neuropathiques qui résistent aux traitements antalgiques disponibles ;
  • La spasticité douloureuse des pathologies du système nerveux central ;
  • Dans une configuration de soins palliatifs.

Cette expérimentation à grande échelle devrait bénéficier à plus de 3 000 patients partout sur le territoire national. « Je suis fier que la France puisse expérimenter l’usage du cannabis à des fins médicales et d’ainsi mieux accompagner des milliers de patients qui affrontent des pathologies lourdes », avait notamment déclarer Olivier Véran, ex-ministre de la Santé. Les résultats de cette étude devraient être publiés à partir de 2023.

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